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13 mars 2006 1 13 /03 /mars /2006 15:42
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Published by le carnetier - dans Choses de la vie
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4 janvier 2006 3 04 /01 /janvier /2006 14:56
Il a fallu que je le devienne pour m’apercevoir que je ne savais pas ce qu’était un père. Quoi de plus banal pourtant qu’un père ? Tout le monde n’en a-t-il pas un ? Et l’on doit bien savoir ce que c’est, puisque personne ne pose jamais la question. Et puis ma fille est née. Je regardais la mère, jaloux de l’évidence charnelle de la maternité. La mère porte le bébé dans son ventre, et son ventre le nourrit, le réchauffe, le protège. Puis l’enfant naît, et rien ne change. Elle le porte sur son sein, et son sein le nourrit, le réchauffe, et ses bras le protègent. Pour être une mère, elle n’a qu’à poursuivre en conscience la tâche même qui se faisait en elle, auparavant, sans elle. Le lien de chair est une évidence de nature.

Le "lien du sang", censé fonder la paternité, m’apparaissait comme une abstraction proche de la fiction. Alors, pour être un père, je me suis mis à imiter la mère : protéger, nourrir, baigner, câliner… En un mot : materner. Cela faisait-il de moi un père ? Oui, si le père est un singe de la mère, une "mère adjointe" avec une voix plus grave et des gestes moins habiles… N’en déplaise à certaines, je ne crois pas le père et la mère interchangeables. Materner est un acte que le corps d’une mère, pour l’avoir fait durant neuf mois, connaît ; pour un homme, c’est l’inconnu. La source d’un plaisir immense, certes, mais qui n’en laisse pas moins la question ouverte : qu’est-ce qu’un père, si l’on veut que ce mot signifie autre chose qu’une mère bis ?

Peut-être le monde naturel pouvait-il m’être de quelque secours ? Quelques traités d’éthologie plus tard, il fallut déchanter. Dans mon “Dictionnaire du comportement animal”, entre "parasitisme" et "Pavlov", pas de trace de "paternité ; entre "perception" et "peur", aucun "père". Rien d’étonnant : un animal n’a pas de père. Il ne connaît jamais son géniteur et ne soupçonne même pas son existence. L’homme est l’animal qui a un père. Mais qu’est-ce qu’un père ? On ne le sait pas. Ou plutôt : on ne le sait plus. Il y a encore trente ans, le père était simple. Son rôle était de dire à l’enfant qui il était et de veiller à ce qu’il le devienne. La civilisation patriarcale était fondée sur une image codifiée de la paternité. Le pater familias, chef de famille aux allures de chef de meute, transmettait à son enfant un nom et une identité : des valeurs, des principes, une appartenance sociale, longtemps même un métier – un père qu’il fallait "tuer" (au sens freudien) pour oser être soi… Jusqu’au milieu du XXe siècle, on entrait dans la vie soumis à la toute-puissance de la mère, et dans le monde, soumis à la toute-puissance du père, à son "autorité". Mais aujourd’hui, le patriarcat est mort, et la figure de l’ancien père est périmée. La nature n’a jamais connu le père, et la culture ne sait plus dire ce qu’il est. Aujourd’hui, le mot père n’a pas de sens.

On constate souvent que le désir d’enfant est généralement plus précoce chez les femmes que chez les hommes. Les hommes auraient peur de l’engagement, ils manqueraient de maturité… Ils sont eux-mêmes de grands enfants, n’est-ce pas ? Mesdames, mesdemoiselles, n’avez-vous jamais fait le rêve de vous retrouver soudain costumée sur la scène d’un théâtre, devant un parterre attentif, sans connaître une ligne du rôle que vous êtes censée jouer ? Telle est la situation d’un père depuis que le patriarcat n’est plus. Le public est nombreux, l’attente pressante, mais le rôle est vide. Je crois que l’on peut comprendre le trac des futurs pères. Car aujourd’hui, un père n’est rien. Et tout homme, devenant père, affublé d’un attribut qui ne veut rien dire, alors même que tout le monde feint de croire que son sens relève de l’évidence, doit dissimuler le sentiment prégnant qu’être père est impossible.

Voilà pourquoi j’ai voulu écrire sur la paternité. D’abord, parce que je crois que l’on n’écrit jamais que sur l’impossible. Ensuite, parce que cette expérience m’a appris quelque chose : quelqu’un sait. Non les psychologues, ni les philosophes, ni quelque spécialiste. Ce qu’est un père est l’affaire d’un seul expert : l’enfant. Dès ses premiers jours, au plus secret de son âme, la figure du père est dessinée en creux comme une absence, un besoin… Comme son désir. Et dès ses premiers jours, un enfant s’attache à façonner le père dont il a besoin. Il s’agit simplement de l’écouter, et d’accepter de se laisser transformer, bouleverser par cette révolution intime qu’est le surgissement d’un enfant : nouveauté radicale, incessante remise en question. Dans ce vide que laisse le retrait de l’ancienne figure du père, il s’agit de se laisser construire par le désir de son enfant. Aujourd’hui, le père n’est plus une image. C’est une aventure. C’est une initiation.
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3 janvier 2006 2 03 /01 /janvier /2006 12:00
L’eau c’est la vie, et comme l’a si bien remarqué Michel TORNIER dans son livre célébrations, plusieurs eaux contiennent la lettre V de "vie" (Vittel, Volvic, Valvert, Evian, Vichy, Biovive, volcan…). Chez nous, les marques d’eaux, prennent généralement des prénoms masculins ou féminins. Fourat, Sabrine, Marwa, Jannet, Hayet… (Les exceptions confirmant la règle)
Or, chez nous ce n’est pas seulement sur les bouteilles d’eau minérale qu’on peut trouver des prénoms, sur les taxis, sur les 404 bâchées et j’en passe et ces meilleures. C’est généralement les prénoms de la progéniture qui sont exhibés. C’est une façon d’attirer la BARKA. C’est une façon aussi de dire qu’ils sont toujours présents dans nos esprits et qu’ils sont notre raison de vivre. De celui qui définit ses mots de passe aux prénoms de sa descendance, à celui qui nomme sa maison comme son fils ou sa fille. La paternité c’est la vie. 
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27 décembre 2005 2 27 /12 /décembre /2005 09:48
Les années passent
Certains vieillissent
D’autres trépassent
Les souvenirs s’effacent
Quoi qu’on fasse
Des liens se cassent
D’autres naissent
 
…ça n’a pas de sens  
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23 décembre 2005 5 23 /12 /décembre /2005 13:21

si

Connaissez vous la scène de Matrix ou Morphéus fait choisir néo entre deux pilules, l’une bleu l’autre rouge ? Nous faisons tous des choix dans nos vies qui conditionnent notre avenir. Et une question reviens toujours : avons-nous fait le bon choix ? Si nous avions pris l’autre(s) alternative(s), que serait-il passé ? C’est peut être de là qu’est née l’idée, tant de fois reprise, de la machine à remonter le temps. Revenir en arrière et changer d’alternative est égal au "SI" conditionnelle. Ça permet peut être à certains de vivre, virtuellement, plus qu’une fois et de manière différente leurs expériences. Mais ce qui est certain, c’est qu’ils courent le risque de vivre dans le regret.  
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30 novembre 2005 3 30 /11 /novembre /2005 10:30
Je suis marié et j’aime ma femme. Ceci étant dit, je ressens depuis peu de l’attirance physique vers une autre personne (rien d’obsessionnel), ce n’est pas quelqu’un de proche, juste une collègue que je croise un jour sur deux dans les couloirs de l’entreprise ou je travaille. Hier, j’ai rêvé d’une étreinte avec cette personne, c’était bien, mais en me réveillant je me suis senti mal. J’avais un sentiment de culpabilité. Dois-je avoir honte de moi ? Nier cette attirance est impossible, le fait est là. Quelques questions me taraudent : dois-je changer d’attitude ou de comportement vis-à-vis de ma collègue ? Dois-je en parler à ma femme pour soulager ma conscience ? Cela ne risque t-il pas au contraire d’envenimer notre vie de couple ? Il faut certes beaucoup de communication dans un couple mais jusqu'à quel point ?
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16 novembre 2005 3 16 /11 /novembre /2005 09:43
Ouranos ne considérait ses enfants qu’avec horreur et, à mesures qu’ils naissaient, les enfermait dans les profondeurs de la terre. Gaea en gémit d’abord, s’irrita ensuite et médita contre son époux une vengeance terrible. Elle tira de son sein l’acier éclatant, fabriqua une faucille acérée, ou harpé, et instruisit ses enfants du projet qu’elle avait formé. Tous hésitaient, frappés d’épouvante ; seul, l’astucieux Cronos, le dernier né, s’offrit à seconder sa mère. Lorsque le soir fut arrivé, Ouranos, accompagné de la nuit, vint, à son habitude, rejoindre son épouse. Tandis que, sans méfiance, il s’abandonnait au sommeil, Cronos, posté par sa mère en embuscade, s’arma de la faucille, mutila atrocement son père et jeta les sanglants débris dans la mer. De l’affreuse blessure dégoutta un sang noir, qui s’infiltra dans la terre, et donna naissance aux redoutables Furies, aux géants monstrueux, et aux nymphes Méliades. Quant aux débris qui flottaient à la surface des vagues, il en jaillit une blanche écume, d’où naquit une jeune déesse, Aphrodite.
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15 novembre 2005 2 15 /11 /novembre /2005 00:00
Au commencement était le chaos, l’espace immense & ténébreux. Puis apparut Gaea, la terre à la large poitrine, et enfin Eros, "l’amour qui amollit les âmes", et dont l’action fécondante va désormais présider à la formation des êtres et des choses.
Du chaos naquirent l’Erèbe et la nuit, qui, en s’unissant, donnèrent à leur tour naissance à l’Ether et Héméra, le jour.
De son côté, Gaea enfanta d’abord Ouranos, le ciel couronné d’étoiles, "qu’elle rendit son égal en grandeur, afin qu’il la couvrît tout entière", puis elle créa les autres montagnes et Pontos, la mer stérile, aux flots harmonieux.
L’univers était constitué. Rester à le peupler. Gaea s’unit à son fils Ouranos et la première race issue de leur union fut celle des Titans. Ils étaient au nombre de douze, six mâles et six femelles…
Ouranos et Gaea donnèrent ensuite naissance aux cyclopes… "qui ressemblaient aux autres dieux, mais n’avaient qu’un œil au milieu du front" ; et enfin, à trois êtres monstrueux… "Cent bras invincibles s’élançaient de leurs épaules et cinquante têtes attachées à leur dos s’allongeaient au-dessus de leurs membres robustes"…

 

Mythes & mythologies  Félix Guirand/Jöel Schmidt

 

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14 novembre 2005 1 14 /11 /novembre /2005 00:00
Cosmos, constellations, nébuleuses…sommes nous seuls dans l’univers ?
Qui, ne s’est jamais posé cette sempiternelle question ? Je trouve que la meilleure réponse fut donnée par Jodie Foster dans "Contact" : si nous étions seuls dans l’univers, ce serait un beau gâchis d’espace.
Oui, je crois à l’existence des extraterrestres. Non, Je ne les imagine pas, je laisse ça aux cinéastes, journalistes, écrivains…à l’imagination débordante. Je ne sais pas s’ils sont comme nous ou différents de nous, terriens. L’essentiel c’est qu’ils existent, et q’ils essayent de nous contacter. Au mois pour confirmer cet écrit.
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31 octobre 2005 1 31 /10 /octobre /2005 00:00
Le 02 novembre sortira en salle le nouveau film de Richard Berry "la boite noire". Dans la bande annonce du film on entend par la voix de Marion Cotillard la phrase suivante :
« Il y a 3 personnes très distinctes dans chacun de nous. Celle qu’on voudrait être. Celle qu’on croit être. Et celle qu’on est vraiment. Les 2 premières nous sont très familières. La 3éme nous es totalement inconnue ». 
Je me suis longtemps demandé, parmi toutes le personnes de ce monde, quelle est la personne que j’aurais aimé être. Parfois je me dis que j’aimerais bien vivre la vie de Bill Gates. Une ascension fulgurante. De l’état d’un commun des mortels au statut d’homme le plus riche au monde. Parfois je me demande ce que ça fait de vivre la vie de Nicolas Hulot, voyager en explorant la faune et la flore des plus beaux sites au monde.    
D’autre fois, je suis curieux de savoir ce que c’est que d’être dans la peau d’un serial Killer introuvable, ou un hacker créateur des pires virus informatiques. Agir dans le noir sans être connu et tirer des sensations d’enfer en se prenant pour le roi du monde.
Ma réflexion finit toujours par la même question, est ce que ces personnes voudraient être quelqu’un d’autre ? Est ce qu’ils se demandent qu’elle serait la vie d’un commun des mortel comme moi ? Certainement pas. Ils devraient se dire qu’ils ne risquent pas de passer à coté de grandes choses. Mais ce dont je suis sûr, c’est que dans les moments de crises liés à leurs activités respectives, ils doivent tous, espérer être à ma place en train de flâner entre les âmes.
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